mercredi 8 juin 2011

Lady Jane


C'est au collège que se rencontrent les deux premiers membres du groupe, auxquels vient se greffer par la suite le reste de la bande, pour donner la formation que nous connaissons sous le nom de Lady Jane. Les quatre musiciens ont des influences diverses, mais l'ensemble est quand même bien orientée rock. Pour Franck, l'un des compositeur, ils se considèrent plus comme des bricoleurs de musique, à partir d'un matériau rock indé varié, orienté années 90 (Pixies entre autres). A partir de ce socle, ils vont fouiller un partout dans l'héritage musical, par exemple le rock'n roll des années 5O. Pas vraiment de chasse gardée, ils piochent où ils peuvent, sans faire de chichi.

M. Brossard les a découverts  dans un magasin de cd d'occasion, qui diffusait à ce moment une de leurs chansons.
Quelques coups de fil plus tard et ils étaient programmés pour l'édition 2007 des Trans'.
Ne connaissant pas trop le milieu artistique rennais, ils préfèrent ne pas émettre de jugement ; un avis général prime concernant tout le grand Ouest : il y a de bons musiciens ; à Rennes la tendance est évidemment rock, tandis qu'à Nantes, qu'ils connaissent mieux, on baigne davantage dans le jazz.

Pas vraiment de films en particulier qui les inspirent, plutôt un vaste mélange, toujours dans leur manière d'aller picorer un peu partout, et de monter ainsi leurs morceaux. A la rigueur, Steve ressent quelque chose qui lui rappelle des road-movies, des film de Lynch...

Ordeuvre

Originaire de rennes, ce dernier a toujours été habitué à venir aux Trans' en tant que visiteur.
Sa carrière de DJ a commencé il y a douze ans, et cela grâce à son père qui lui donnait de l'argent de poche, ce qui lui a permis de s'acheter ses premières platines. Il commença les premières compétitions musicales en 2002, pour finalement devenir champion de France en 2004 et 2006 de scratch. Malgré les apparences, Ordeuvre a tout appris à l'oreille sans pratiquer d'un instrument. Les deux films qui ont pu l'influencer sont Las Vegas Parano (quand il était encore jeune), ou encore, The Fountain.

Sudden Death Of Stars

Actuellement sept dans le groupe (seulement quatre étaient présents à l'interview), ils ont débuté il y a maintenant deux ans, à jouer du rock avec une formation assez classique (chant, guitare, batterie, basse). Ils ont par la suite accueilli un autre membre au clavier et ensuite un sitariste (instrument indien).

Les influences du groupe se trouvent dans les styles rock psyché, et space rock, dans le genre Brian Jones. Leur rencontre avec Jean-Louis Brossard se déroula au bar la Bascule, en mai 2010. Le groupe plut à se dernier, qui leur proposa ensuite un filage à la sale de l'UBU, et quelques mois plus tard ils furent programmés aux Transmusicales 2010.

Concrete knives

Nos quatre garçons (plein d'avenir) et leur acolyte féminine ont commencé en 2007, et ont entre temps changé de chanteuse. Ils commencèrent à jouer en Basse Normandie, et furent remarqués par la S.M.A.C. (Scène Musiques Actuelles) Le Cargo, de Caen. Le personnel de cette structure décida de leur apporter leur aide au niveau technique et au niveau des contacts.

C'est à ce moment là que le groupe commence vraiment à bien tourner, et à jouer un peu partout en France, mais surtout dans les campus universitaires où nos couteaux ont pu commencer à tisser un réseau.

Le but étant de jouer partout en France mais aussi jouer à l'étranger. Leur manière de créer est simple, chacun amène sa pierre à l'édifice en fonction de ce qu'il (et elle) écoute. Dans tous les cas, il faut reconnaître que leur envie de jouer les pousse à vouloir continuer jusqu'à ce qu'ils n'en puissent plus. Et, s'il faut jouer dans un bar à l'étranger, ils sont preneurs!!

mardi 7 juin 2011

Stromae

Ça a commencé par un mot sur le public rennais : soulagement. Soulagement d'avoir des « gens et non des sièges rouges » ; ça change des clubs, c'est différent, ça fait du bien. Plus humain, entend-on. Nous y reviendrons.

Pour Stromae, l'aventure musicale commence vers douze ans : à la percu, avec cours de solfège – musique classique oblige. Puis l'internat, la fin du solfège et les premiers jams au djembé. Vient ensuite le rap, avec J.E.D.I., et les premiers pas vers la notoriété, grâce notamment à l'utilisation de Youtube, comme la plupart des artistes de sa génération.

Parallèlement, Stromae se lance dans des études en cinématographie et espère devenir ingénieur du son. Il arrête aussi sa collaboration avec son ami qui, lui, veut se tourner vers l'écriture de bouquins. Il commence alors à mûrir son travail, notamment en réfléchissant sur les messages qu'il veut passer, le bling-bling à critiquer. Surtout, il lui faut désormais trouver sa propre manière, sa propre voie et se démarquer du débutant qui a tendance à imiter les autres.

Parmi les influences, des chanteurs francophones, « fatalement » : Nougaro, Brel, Cabrel... Le rap français, bien entendu, mais aussi... la musique péruvienne – en tout cas en ce moment...

Il a été repéré et invité par Jean-Louis Brossard grâce à la fille de ce dernier, qui écoutait ses chansons. La rencontre a eu lieu à l'Air Libre. L'occasion de nous dire aussi qu'il reconnaît dans la scène rennaise une qualité d'écoute, une ouverture qu'on ne voit pas partout ; une impression qui lui rappelle la Belgique – les Flamands surtout, à selon lui.

Côté cinéma, un seul mot : Pixar. Tout Pixar, notamment Némo, Toy Story, WALL-E... Et Pixar plutôt que Dreamworks, parce qu'ils arrivent à faire rire grands et petits sur les mêmes blagues ce qui n'est pas le cas d'un Shrek par exemple. Et pour le faire, il faut beaucoup de talent – et de maturité !

Garbo

« Faisons de petites chansons ». C'est ce que se sont dit Nico et Vincent, tous deux alors en colocation, en septembre 2009. Ça a commencé par des ébauches de compo ; le but au début était juste d'avoir un rendu. Puis ça s'est peaufiné au fur et à mesure. Les influences sont principalement rock des années 90, même si Johny Cash, les Rolling Stones ou Bob Dylan ont beaucoup marqué. Bruce Springsteen aussi, et de manière générale le rock anglo-saxon. Signalons un passage au Label Mozaïc, où ils furent lauréats, et qui s'était très bien déroulé.
Sur la scène rennaise, que dire ? « Du mal ! » entend-on, avant de rire et de se reprendre : non, les groupes sont impressionnants, ça bouge.
Des projets sont en cours, notamment un EP, ainsi qu'un vinyle. A ce propos, petite discussion sur la différence entre le vinyle et le cd – et en arrière-fond la question du téléchargement : le cd, sitôt acheté est engrangé sur Itunes et on en parle plus, ou presque ; le vinyle, en revanche, a plus de valeur en tant qu'objet.
C'est souvent sur le vif, dans la spontanéité que s'élabore leur musique, avec une prédilection pour le quotidien, l'actualité, plutôt que des œuvres artistiques particulières.

Eat Your Toys

Quand David était môme, il a failli s'étouffer en avalant un lego. Du coup comme le groupe écoutait pas mal Sloy au début, ils ont repris un de leurs morceaux, Eat Your Toy, en y ajoutant un « s ».
Ayant d'abord fait trois titres avec une ancienne formation, David est rejoint, de soirées en boeufs et il finit par former peu à peu le groupe.
Se produire aux Trans, c'est un peu comme une fierté. Depuis dix ans qu'ils venaient en spectateurs.
Jean-Louis Brossard est passé les voir pendant qu'ils jouaient au bar la Bonne Nouvelle, grâce à l'appui d'un des programmateurs des Bars en Trans.
Leur avis sur la scène rennaise ? L'underground mériterait d'être davantage connu. Les groupes originaux ne sont pas foule, malgré certains :  La Corda, Lady Jane. Et Güz II a pas mal surpris aussi.
Au niveau cinéma, Jarmush semble peser pas mal, avec Eastwood. En bouquin du moment : une biographie de Gainsbourg et Replay, de Ken Grimwood.