mardi 7 juin 2011

Stromae

Ça a commencé par un mot sur le public rennais : soulagement. Soulagement d'avoir des « gens et non des sièges rouges » ; ça change des clubs, c'est différent, ça fait du bien. Plus humain, entend-on. Nous y reviendrons.

Pour Stromae, l'aventure musicale commence vers douze ans : à la percu, avec cours de solfège – musique classique oblige. Puis l'internat, la fin du solfège et les premiers jams au djembé. Vient ensuite le rap, avec J.E.D.I., et les premiers pas vers la notoriété, grâce notamment à l'utilisation de Youtube, comme la plupart des artistes de sa génération.

Parallèlement, Stromae se lance dans des études en cinématographie et espère devenir ingénieur du son. Il arrête aussi sa collaboration avec son ami qui, lui, veut se tourner vers l'écriture de bouquins. Il commence alors à mûrir son travail, notamment en réfléchissant sur les messages qu'il veut passer, le bling-bling à critiquer. Surtout, il lui faut désormais trouver sa propre manière, sa propre voie et se démarquer du débutant qui a tendance à imiter les autres.

Parmi les influences, des chanteurs francophones, « fatalement » : Nougaro, Brel, Cabrel... Le rap français, bien entendu, mais aussi... la musique péruvienne – en tout cas en ce moment...

Il a été repéré et invité par Jean-Louis Brossard grâce à la fille de ce dernier, qui écoutait ses chansons. La rencontre a eu lieu à l'Air Libre. L'occasion de nous dire aussi qu'il reconnaît dans la scène rennaise une qualité d'écoute, une ouverture qu'on ne voit pas partout ; une impression qui lui rappelle la Belgique – les Flamands surtout, à selon lui.

Côté cinéma, un seul mot : Pixar. Tout Pixar, notamment Némo, Toy Story, WALL-E... Et Pixar plutôt que Dreamworks, parce qu'ils arrivent à faire rire grands et petits sur les mêmes blagues ce qui n'est pas le cas d'un Shrek par exemple. Et pour le faire, il faut beaucoup de talent – et de maturité !